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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 22:16

Monsieur Théodore est un personnage bien terne plein de préjugés, de bienséance et de conformisme.

Il n’aime pas son prochain et est d’un égoïsme démesuré. Il vit seul, fait son travail consciencieusement, sans humanité.

Soudainement, un soir, il est tiré de son lit et enlevé par la Brigade des Abus en Matière d’Être...
L’univers bascule alors dans l’absurde, l’insensé. Il y a un petit côté du feuilleton “le prisonnier” mais malheureusement sans en atteindre la dimension allégorique.

L’aventure insensée de ce pauvre type manque d’anecdotes, l’île manque de relief. Malheureusement, on s’ennuie rapidement et la lecture devient fastidieuse ce qui est quand même un comble pour un ouvrage de 93 pages seulement.

Enfin, une fin très pessimiste et trop rationnelle finit de rendre ce récit vraiment trop ennuyeux. Dommage, cette histoire a manqué d’ambition.

Par Gracie - Publié dans : Science-fiction S - Communauté : Temps X
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 22:06
Je viens de finir deux romans de cet auteur dont on parle tant et que je n'avais jamais lu. Attirée par l'enthousiasme général j'en ai lu un, puis n'y trouvant pas ce que j'en attendais, croyant à de la malchance j'en ai lu un deuxième : déception confirmée.

L'avantage, ça se lit vite et bien, mais en fin de compte ça ne tient pas la route : personnages invraisemblables et simplistes. Souvent très agaçants. Et l'intrigue finit dans le grottesque.

Je passe à autre chose : L'homme rompu.
Par Gracie - Communauté : Lecture sans frontières
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 17:28
2 personnages, tous deux orphelins : l'un vivant au sein d'une troupe de cirque en pleine lumière, l'autre marginal, sombre et isolé, qui porte le poids de ses origines. Ces deux êtres vont se rencontrer et s'influencer.

Encore de lourds secrets dans ce roman. Ils vont se dévoiler et avec eux on entrevoit l'âme humaine, ses noirceurs comme ses richesses. Les deux figures principales du roman évoluent au milieu de personnages "secondaires", tous remarquables. Et puis, les personnages de Berthelot sont souvent stupéfiants : parfois ils portent les secrets les plus lourds et les plus monstrueux, et pourtant il se cache toujours en eux une part d'humanité. Berthelot semble prêt à trouver un côté attachant chez les plus fautifs.

A contrario, la cruauté du monde est implacable. Ici Berthelot nous parle de la maladie et de la mort. N'attendez pas une vision adoucie et optimiste. Non, la mort c'est moche, pourri et ça fait chier. Elle donne un côté fatalement inachevé et inutile à la vie (c'est mon interprétation personnelle d'Anaon. qu'en pensez-vous ?)

Berthelot emmène le lecteur si loin pour accompagner le jongleur vers sa terrible destinée, que l'on sort de ce roman bouleversé. Et pourtant si les détails ne sont pas épargnés au lecteur, la description ne tombe jamais dans l'obscénité ou l'indécence. On reste toujours dans le dramatique et le tragique, dans l'émotion.
Par Gracie - Publié dans : Science-fiction ABC
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 17:04

   

L'action est située en 2072, dans un monde à peine futuriste. Sur la lune, une base a été bâtie afin de permettre l'extraction d'un combustible propre. destiné à fournir de l'énergie à l'homme sur terre. En effet, la pollution a dépassé le seuil de tolérance après plusieurs catastrophes naturelles. (Voir la quatrième de couv')
L'intrigue est très écolo, jusqu'au bout, puisqu'il s'agit de sauver la terre menacée par des inconscients aux projets ambitieux mais désastreux pour l'équilibre écologique.

Le récit d'aventure démarre d'emblée. J'ai trouvé la base lunaire assez crédible. On a un récit à peine futuriste et très réaliste, si ce n'est le don (inexpliqué) d'un des personnages de voyager dans des mondes parallèles. D'abord très anecdotique, il va prendre peu à peu une importance grandissante. Personnellement j'ai bien aimé cette intrusion d'un élément un peu fantastique dans un univers très réaliste et presque contemporain.

L'édition est tout à fait correcte : le produit est joli et je n'ai pas remarqué de fautes de frappe ou d'orthographe.

Le style est très simple, à la limite de la littérature jeunesse, mais pas désagréable
Les personnages ne sont pas très complexes, un peu trop superficiels, jamais ridicules cependant. Les femmes trouvent leur place dans le récit en dehors de tout machisme et échappent au stéréotype féminin classique que l'on retrouve fréquemment dans ce type d'ouvrage, et c'est plutôt agréable.

Un livre divertissement. Je ne me suis pas ennuyée une seconde.
Le suspens et le récit sont bien gérés et maitrisés. Dommage que la fin ne soit pas à la hauteur, il me semble. Je n'arrive pas à croire à la facilité avec laquelle nos bricoleurs lunaires arrivent à leurs fins tandis que d'autres s'entêtent à vouloir faire la même chose, ailleurs, en beaucoup plus compliqué, sans qu'on comprenne vraiment pourquoi ?

En bref : un livre d'aventure sans prétention (enfin, j'espère ^^) mais efficace, agréable à lire quoiqu'un peu simpliste parfois dans le fond et dans la forme.
Par Gracie - Publié dans : Science-fiction ABC
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 16:36
Un homme et son fils, survivants d’un cataclysme qui rappelle beaucoup Ravage de Barjavel, errent sur une route avec leurs maigres possessions de survie dans un caddy. Ils rappellent un peu les marginaux et autres clochards de notre monde.

Le style est minimal : quasi absence de ponctuation, phrases courtes, très simples, dialogues qui vont à l’essentiel. Cette simplicité extrême nous offre un ouvrage très facile à lire mais pourtant loin d'être dépourvu de phrases tantôt choc tantôt très poétiques : L'année à peine écoulée c'étaient des feux sur les crêtes et des psalmodies de gens dérangés. Les hurlements des gens mis à mort. En plein jour les morts empalés sur des pics au bord de la route. Qu'avaient-ils fait ? L'idée lui vint qu'il se pourrait même dans l'histoire du monde qu'il y eût plus de châtiments que de crimes mais il n'en tirait guère de réconfort.
(p.34)

Il faut avouer que ce style convient à merveille avec le sujet et surtout l’ambiance qu’a su créer l’auteur. Une ambiance extraordinairement oppressante et dérangeante. Une terre désertique où n’existe plus aucune forme de vie ni animale ni végétale, hors mis quelques humains perdus qui s'entretuent pour subsister : cannibalisme, élimination impitoyable de la concurrence... L’autre est perçu comme un monstre, un adversaire mortel. Et effectivement le peu qu’on en aperçoit est absolument horrible.

Cet homme et son fils se sont donc coupés de tout contact humain, de toute autre forme de vie. Ils poursuivent leur route vers une mer qu'ils espèrent encore bleue.
Le récit n’est qu’une succession de scènes toutes simples, montrant l’effort désespéré de survie de ces deux êtres qui semblent être encore les seuls ayant un restant d’humanité,
Sauf que (spoiler) la fin qui donne tout d’abord dans le pathos et nous arrache des larmes, fini, avec un rebondissement totalement imprévisible par nous faire douter du sens et de la réalité de ce que nous venons de lire.

Ce qui me gène dans ce genre de roman c’est que le sens en est tellement flou qu’à la fin il y en a autant d’interprétation que de lecteurs. Je me suis amusée à parcourir le net sur le sujet et à en lire les critiques et c’est bien cela, autant de lectures, autant de visions possibles. Du premier degré à l’allégorie totale. J’en ai même lu un qui situait la totalité du roman dans un asile psychiatrique ! Pourquoi pas !?

Alors, un grand roman, certainement au vu de l’effet produit grâce à un style époustouflant de simplicité, d'efficacité et de talent. Mais si la lecture en est facile, l'interprétation et le sens en sont des plus complexes et m'ont laissé une sorte de malaise et un sentiment d’incompréhension. Cependant, ce livre laisse une marque indélébile et je ne vais pas manquer de revenir vers cet auteur voire de relire ce roman étonnant.
Par Gracie - Publié dans : Science-fiction M
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